LES FIGURES LOCALES

La famille FRAPPIER SAINT MARTIN

Les peintres du Donziais

Les poètes

Les sportifs


La Famille FRAPPIER SAINT MARTIN

La famille Frappier, d’ancienne bourgeoisie, s’est fixée à partir du XIVème siècle à Donzy et ses alentours. La famille Frappier se partageât  les charges administratives et ecclésiastiques de la ville de Donzy : maires et échevins, lieutenants de gruerie, chanoines et trésoriers du chapitre Saint Carrad’Heuc.

Ses membres exercèrent dans d’autres villes des charges telles que :   conseillers aux élections de Gien et La Charité, procureurs du roi au grenier à sel, praticiens et baillis de justices voisines.

Propriétaires de quelques moulins, certains membres de la famille Frappier se tournèrent au XVIIe siècle vers l’exploitation des forges de la région : l’Epeau, Vergers, L’Eminence, Bailly.

La famille Frappier possédait des armoiries : « d’or à trois tours de gueule ». Elles se voyaient avant la Révolution sur la porte de la collégiale de Donzy et sur plusieurs tombes dans l’église Saint Carrad’Heuc.

La famille Frappier est associée au XVIIe siècle,  à celle des familles  Lasné et Maignan ; au XVIIIe siècle, aux familles : Rameau de Saint Père, aux Thierrat et aux de L’Espinasse. François de L’Espinasse est devenu maire perpétuel à Donzy en 1705.

 

Les peintres du Donziais


MONMIGNAUT


Pierre Victor MONMIGNAUT 1819-1891

Pierre Victor MONMIGNAUT naît à DONZY le 3 décembre 1819. Il fait ses études au petit séminaire de NEVERS puis gagne PARIS où il devient élève d’Eugène DELACROIX. En raison de problème de santé, il se retire dans le château familial de la Motte Josserand. C’est dans ce lieu qu’il se livre à la peinture et au dessin. Il participe à l’exposition des Beaux Arts de Nevers en 1887 avec 4 portraits. Il décède au château en 1891.

 

MURIAuguste MURI 1854-1908

Auguste MURI est né le 16 novembre 1854 à PARIS. Dès son plus âge, il manifeste de réelles aptitudes pour le dessin. Il devient d’ailleurs élève de RAPIN et PETOLA. Il expose en 1876 son premier tableau au Salon de la Société des Artistes Français. Invité au mariage d’un ami dans le Donziais, il rencontre sa future épouse et s’intalle à DONZY.Ses œuvres sont principalement des paysages du Donziais et de la  Vallée du Nohain. Il sera conservateur du Musée de COSNE SUR LOIRE. Il meurt à DONZY en 1908.

 

PALEYEmile PALEY 1842-1919

Emile PALEY naît à DONZY en 1842. Après ses études de peinture et de dessin dans une école à Paris, il s’installe à Saint Révérien dans la famille de son épouse. Il réalise des natures mortes et des représentations d’animaux. Il réalise pour l'église de Saint-Révérien une peinture sur toile (300x210cm) représentant la résurrection, il peint le Christ flottant au-dessus de son tombeau, tradition iconographique qui remonte au XIVe siècle. Il offre en 1906 une peinture murale à l'entrée de l’église, dans la première travée des bas-côtés, représentant le jugement dernier. Il décède à Saint Révérien en 1919.

 

BOYAULT

Olivier BOYAULT 1910-1993

Il naît à DONZY le 27 avril 1910 et y décède le 29 avril 1993. Il travaille avec son père peintre en bâtiment et spécialiste des enseignes peintes. Il passe maître dans l’exécution du faux bois et du faux marbre. A partir des années 40, il suit les conseils et les promenades de Claude RAMEAU, peintre de la Loire. Il est membre du Groupe d’Emulation Artistique du Nivernais jusqu’en 1960.

 

 

BAIN Marcel


Marcel BAIN 1910- 2000

Marcel BAIN est né à DONZY le 6 octobre 1910. Après une enfance passée à DONZY, il part pour PARIS. Il intègre l’Ecole Boulle où il se spécialise en sculpture sur bois. Après la guerre, il ouvre un atelier d’ébénisterie à Donzy-le-Pré. Parallèlement, il commence une carrière d’enseignant à l’Ecole Professionnelle puis à l’Ecole Normale de NEVERS. Il décède à NEVERS le 3 mai 2000. 

 

VERGER


Robert VERGER 1890-1980

Robert VERGER est né à Paris le 3 janvier 1890 et y décède en 1980. Elevé par ses grands-parents, il passe toute son enfance à DONZY. Très tôt, il manifeste des dispositions pour le dessin et la peinture. Démobilisé en 1918, il intègre le service du cadastre des PTT. A la retraite, il rejoint DONZY pour la bonne saison. Il est avant tout un peintre des paysages du Donziais (huiles sur toile ou panneaux de bois, aquarelles).

 

 

Pour de plus amples informations cf. CAMOSINE-Georges NARCY

Les Annales des Pays Nivernais N°146 Les Peintres du Donziais.

CAMOSINE La Pagerie, Rue du Colonel Jeanpierre, 58000NEVERS / camosine.ass@cegetel.net

 

Les poètes


Georges BLANCHARD 1902-1976

blanchardGeorges Blanchard a rédigé une œuvre importante : six livres de poésie et une dizaine de pièces de théâtre, en patois donziais, langue d'oïl de transition entre berrichon et bourguignon-morvandiau.

Ma Mélie à moué, en pleuchant mes truffes fut présenté par Charles Exbrayat et préfacé par le romancier nivernais et académicien Maurice Genevoix.

Interprète de ses œuvres, il fut aussi un acteur de talent.

En 1952, il réalise un film de court métrage, utilisant un des premiers procédés de couleur : Le Gévacolor illustrant un de ses poèmes : Matin de printemps aux Champs Élysées. Dans les années soixante, Georges fréquenta les sociétés régionalistes parisiennes (« La Morvandelle », « Nivernais-Morvan ») et anima quelques émissions radiophoniques telle que La grange aux chansons avec d'autres artistes nivernais comme Jean Nohain et Maryse Martin.

Il revient dans la Nièvre en 1967 et collabore de façon hebdomadaire au Journal du Centre en écrivant un billet en patois et en vers qu'il avait intitulé : Les berdineries d'un arcandier. C'était une chapelet de spirituels petits pamphlets égratignant savamment la politique des « grands de ce jour ». La même année, il fit un triomphe au XIe salon de la Radio et de la Télévision, pour sa revue : le Cabaret des Arcandiers.

Il fut officier des Palmes académiques.

On lui doit entre autres :Voyage en bérouette, Cosne-Cours-sur-Loire, éditions Nivernaises, 1938Siété su ma bérouette, Nevers, éditions Chassaing, 1941 ; Autour du poêle à deux marmites, Nevers, éditions Chassaing, 1953 ; I sont partis, Nevers, éditions Chassaing, 1945 En délissant des calons, Nevers, éditions Chassaing, 1945 ; Ma Mélie à moué, en pleuchant mes truffes, La Charité-sur-Loire - Nevers, éditions Delayance, 1960 ; La biaude, Nevers, éditions Chassaing, 1947 La fille à la Hortense, Nevers, éditions Chassaing, 1947 En bérouette, Nevers, éditions Chassaing, 1949 Feu Berlauger, Nevers, éditions Chassaing, 1950 Un souér à la veillée, Nevers, éditions Chassaing Dans la grange, Nevers, éditions Chassaing En écoutant chanter la vielle, Nevers, éditions Chassaing

 

Maurice Etienne Legrand, dit Franc-Nohain 1873-1934

FRANCNOHAINMaurice Etienne Legrand, dit Franc-Nohain est né à Corbigny en 1873.

Il fut tour à tour, avocat, sous-préfet, écrivain, librettiste et poète. Il prit Nohain comme pseudonyme en hommage au petit cours d’eau traversant Donzy, lieu de ses vacances d’enfance.

Au lycée Janson de sailly, il fonde en compagnie d’André Gide et Pierre Louÿs, le bulletin, Potache revue. Dans la revue Le Chat noir, il publie ses poèmes qui rencontrent un très bon succès d’estime. Il se qualifie alors de « poète amorphe ».Il écrit de nombreux livrets d’opérettes pour le compositeur en vogue Claude Terrasse, notamment celui de L’heure espagnole de Maurice Ravel. Puis il fonde le Canard sauvage et devient le rédacteur en chef de l’Echo de Paris. Il a deux fils : Jean, qui deviendra Jean Nohain (dit Jaboune) dont le parrain sera Alfred Jarry et le comédien Claude Dauphin.

On lui doit entre autres : Inattentions et solitudes, en 1894, Flûtes en 1898, Les chansons des trains et des gares, en 1899, Le journal de Jaboune en 1914, Les avis de l’oncle Bernard en 1920, Le Kiosque à musique en 1922, Les salles d’attentes, en 1922, Nouvelles fables, en 1927, La vie amoureuse de Jean de La Fontaine, en 1928, Le jardin des bêtes et des plantes, en 1923, Fables et l’art de vivre en 1929, Dites-nous quelque chose en 1930, La cité heureuse, la même année, Saint-louis en 1932, Bayard ou la gentillesse française, en 1934, Histoire sainte, en 1934, Bien vivre, en 1936, suivi du Cabinet de lecture et de L’Orphéon, chœurs et cantates. En 2003, est publiée une œuvre posthume, Vive la France. Franc-Nohain est décédé en 1934

 

Les sportifs


André AUDINET 1898-1948

André AUDINET est né à DONZY le 13 mai 1898. Journaliste au « Franc Tireur », il était aussi grand sportif. Spécialiste du 1500 mètres, il se classa second au championnat de France de 1920 et premier en 1921. Il fut par ailleurs champion de Paris du 1500 mètres en 1919, 1920 et 1921.

Finaliste du 1500 mètres aux Jeux Olympiques d’Anvers en 1920, il prit la 6ème place. Sa performance fut la troisième réalisée par les représentants français depuis la création des jeux.

Il mourut prématurément à Paris le 18 avril 1948.